Par Alice Psaila, fondatrice de Floraé · Mis à jour le 17 octobre 2026
Mycose et infection urinaire en même temps : c'est exactement ce que j'ai vécu après ma troisième cystite de l'hiver. Ça brûlait quand je faisais pipi. Puis ça s'est mis à gratter entre deux passages aux toilettes. J'ai cru à une nouvelle crise. C'était une mycose, arrivée juste après l'antibiotique.
Si tu te demandes « mycose ou infection urinaire ? », tu n'es pas seule. Les deux se ressemblent, se suivent et s'entretiennent. J'ai déjà parlé des démangeaisons de la vulve pendant une cystite. Ici, je t'explique comment les deux s'enchaînent et comment casser la boucle.
Une cystite se passe dans la vessie. Une mycose se passe dans le vagin et sur la vulve. Toutes les deux comptent parmi les gênes intimes les plus fréquentes chez la femme. Et l'infection urinaire n'est pas toujours celle qu'on croit. Ce n'est pas que la bactérie : c'est tout le terrain.
En bref
- Oui, on peut avoir une mycose et une cystite en même temps. Souvent, l'une entraîne l'autre.
- La cystite brûle pendant tout le pipi. La mycose gratte la vulve et donne des pertes blanches épaisses.
- Après un antibiotique, la flore vaginale se vide et le Candida prend la place : dans une étude, 22 % des femmes ont fait une mycose.
- Pour trancher : un test d'urine et un prélèvement vaginal. Le médecin ou le pharmacien choisit un traitement pour chacune.
- Le D-mannose ne nourrit pas le Candida. Moins de cystites, c'est moins d'antibiotiques. C'est le rôle de mon sachet du soir, Libère.
Mycose et infection urinaire en même temps : c'est possible ?
Oui. Une mycose et une infection urinaire peuvent tout à fait coexister. C'est même fréquent quand on enchaîne les antibiotiques.
La vessie et le vagin sont voisins. Ils réagissent aux mêmes hormones et partagent la même entrée, à quelques centimètres l'une de l'autre. Quand l'un se dérègle, l'autre suit souvent.
Tu as peut-être tapé « infection urinaire mycose » ou « cystite ou mycose ». La vraie question, c'est surtout de savoir laquelle est arrivée en premier et ce qui les relie.
Comment faire la différence entre mycose et infection urinaire ?
La cystite brûle pendant tout le pipi et donne des envies pressantes. La mycose gratte la vulve, donne des pertes blanches épaisses et pique surtout quand l'urine touche une peau irritée.
Tu as peut-être tapé « comment faire la difference entre mycose et infection urinaire », « difference entre mycose et infection urinaire », « difference infection urinaire et mycose » ou « difference mycose et cystite ». Voici les repères que j'utilise.
- Côté vessie : brûlure pendant toute la miction, envies très fréquentes pour quelques gouttes, urine trouble ou qui sent fort, pesanteur au bas-ventre.
- Côté vagin : démangeaisons fortes, pertes blanches comme du lait caillé sans odeur, vulve rouge et gonflée, brûlure surtout en fin de pipi quand l'urine passe sur la vulve.
Les médecins utilisent les mêmes indices. Dans une grande synthèse publiée dans le JAMA en 2002, des pertes ou une irritation vaginale rendaient l'infection urinaire nettement moins probable. Ça ne l'exclut pas : ça oriente vers le vagin.
Comment savoir si c'est une mycose ou une cystite ?
Avec un test, pas au feeling. Une bandelette ou un ECBU regarde ta vessie. Un prélèvement vaginal regarde ta flore. Si les deux sont positifs, tu as les deux. Si l'ECBU est négatif alors que ça brûle, c'est souvent la vulve irritée qui fait illusion.
Mycose, vaginose, vaginite : trois troubles qu'on prend pour une cystite
Trois troubles du vagin brûlent au passage de l'urine : la mycose, la vaginose et la vaginite. Ils se soignent différemment, d'où l'intérêt de savoir lequel tu as.
La mycose, c'est un champignon, le Candida, qui prolifère. La vaginose, c'est Gardnerella qui prend la place des lactobacilles, avec des pertes grisâtres et une odeur de poisson. La vaginite, c'est une inflammation de la muqueuse, parfois sans aucun germe.
Mycose vaginale et infection urinaire se confondent d'autant plus facilement que le vagin déséquilibré entretient la vessie. On y revient juste après.
Mycose après antibiotique cystite : pourquoi l'une suit l'autre
L'antibiotique ne fait pas le tri. Il emporte aussi les lactobacilles, tes gardiennes du vagin. Le Candida, qui vivait là en petit nombre, a soudain toute la place.
Une flore vaginale qui va bien, c'est environ 95 % de lactobacilles. Ils fabriquent de l'acide lactique et gardent un pH entre 3,8 et 4,5. Cette acidité bloque les intrus. Quand ils disparaissent, la porte s'ouvre.
Une petite étude américaine publiée en 2008 l'a mesuré (Xu et al., J Am Board Fam Med). Après une courte cure d'antibiotique, 6 femmes sur 27, soit 22 %, ont fait une mycose. Dans le groupe sans antibiotique, aucune.
C'est pour ça que la mycose après infection urinaire est si fréquente. Et c'est aussi pour ça que j'insiste : l'antibiotique est indispensable pendant une vraie crise, mais chaque cure a un coût pour ta flore. J'explique pourquoi dans mon article sur l'antibiotique et la cystite.
Une mycose peut-elle provoquer une infection urinaire ?
Pas directement : le Candida n'est presque jamais la cause d'une cystite. Mais un vagin déséquilibré devient un réservoir de bactéries qui remontent vers la vessie.
Tu cherches peut-être « une mycose peut elle provoquer une infection urinaire », « une mycose peut elle entrainer une infection urinaire » ou « une mycose peut elle donner une infection urinaire ». La réponse tient en un mot : indirectement.
Sans ses lactobacilles, le vagin laisse s'installer les bactéries des cystites, E. coli en tête. Les rapports les poussent ensuite vers l'urètre. Puis la cystite est traitée par antibiotique, la flore s'épuise encore et la mycose revient. La vessie et le vagin se renvoient la balle.
Infection urinaire à Candida albicans chez la femme : ça existe ?
Oui, mais c'est rare. Une vraie infection urinaire à Candida albicans chez la femme touche surtout des personnes hospitalisées, porteuses d'une sonde urinaire ou avec un diabète mal équilibré. Dans la vie de tous les jours, le Candida reste dans le vagin. Si un ECBU trouve des levures, c'est ton médecin qui interprète.
Peut-on avoir une cystite et une mycose en même temps ?
Oui. Dans ce cas il faut s'occuper des deux à la fois. Un antibiotique ne règle pas la mycose. Un ovule ne règle pas la cystite.
Voici l'ordre que je te conseille. D'abord un test d'urine : la bandelette en pharmacie ou l'ECBU (je t'explique comment lire le test infection urinaire en pharmacie). Puis un prélèvement vaginal. Ensuite, c'est ton médecin, ta sage-femme ou ton pharmacien qui choisit un traitement pour chacune.
En attendant les résultats, on apaise : eau tiède, culotte en coton, rien d'agressif. Et surtout pas d'ovule « au cas où ».
Cystite ou mycose : le piège de l'ovule « au cas où »
Un antifongique pris sans prélèvement ne soigne ni une vaginose ni une simple irritation. Répété, il peut même irriter la muqueuse et entretenir le déséquilibre.
Ça brûle, ça gratte, on file acheter un ovule. Parfois c'était bien une mycose. Parfois non. Le prélèvement vaginal tranche. Ce n'est pas un frottis : le frottis dépiste les anomalies du col, le prélèvement photographie ta flore. Lactobacilles, levures, bactéries, pH, tout y passe.
Le résultat se résume souvent par le score de Nugent, de 0 à 10. Tu peux même le faire toi-même au laboratoire : un coton-tige tourné trois fois contre les parois, remis dans son tube.
Cystite et mycose : mes 6 gestes pour casser le cercle
Pour sortir du ping-pong, on protège la vessie et la flore en même temps. Ce sont des gestes simples, mais c'est leur addition qui compte.
- Une toilette douce : eau tiède ou soin au pH acide sans parfum, une fois par jour.
- Rien à l'intérieur : pas de douche vaginale, pas de savon dans le vagin, pas de bain de siège au bicarbonate.
- Coton et air : culotte en coton, maillot mouillé vite changé.
- Un lubrifiant pour les rapports : une muqueuse hydratée s'irrite moins.
- Des probiotiques en cure après chaque antibiotique, vaginaux ou oraux (tout est expliqué dans mon article sur les probiotiques et l'infection urinaire).
- Le sachet du soir : du D-mannose pour que les cystites reviennent moins, donc moins d'antibiotiques.
Dans ton carnet de suivi
Ton carnet a une ligne « Gêne intime » : pertes, démangeaisons, mycose, vaginose. Note-la chaque soir à côté du confort de ta vessie. Coche chaque antibiotique. Au bout de quelques semaines, tu verras laquelle arrive en premier. C'est souvent là que se cache la réponse.
D-mannose et mycose : il ne nourrit pas le Candida
Le D-mannose est un sucre que ton corps ne transforme pas en glucose. Le Candida ne peut pas s'en nourrir. Prendre du D-mannose ne donne donc pas de mycose.
C'est la question qu'on me pose le plus. La réponse va te rassurer. Le D-mannose traverse ton organisme presque intact et repart dans les urines. Dans la vessie, il sert de leurre aux bactéries à crochets comme E. coli : elles s'y accrochent au lieu de s'accrocher à ta paroi, puis repartent avec le pipi. Tout le mécanisme est expliqué dans mon article sur le D-mannose et la cystite.
Et surtout, moins de cystites, c'est moins d'antibiotiques. Tes lactobacilles ont enfin le temps de revenir. Ta flore vaginale se renforce et il reste moins de place pour le Candida. C'est un cercle vertueux.
Libère se prend par la bouche et agit dans ta vessie : il ne touche pas à ta flore vaginale. Chaque sachet contient aussi isomalt 660 mg et inuline 200 mg, deux prébiotiques qui nourrissent les bonnes bactéries pour qu'elles puissent perdurer, grandir et recoloniser la flore.
Ce que disent les études
L'essai de référence sur le D-mannose a suivi 308 femmes sujettes aux cystites pendant 6 mois : 14,6 % de récidives sous D-mannose en poudre, contre 60,8 % sans prévention.
Dans cet essai croate (Kranjčec et al., World Journal of Urology, 2014), le groupe sous antibiotique en prévention faisait 20,4 % de récidives. Les femmes sous D-mannose avaient aussi moins d'effets indésirables. D'autres essais ont suivi, avec des résultats qui varient selon les profils, les doses et la durée.
Pour la crise elle-même, la HAS rappelle que l'antibiotique est choisi par le médecin ou le pharmacien. Elle met en avant des mesures sans antibiotique pour éviter les récidives : bien boire, uriner régulièrement, soigner son transit.

Alice Psaila, fondatrice de Floraé. J'ai enchaîné les cystites pendant deux ans. Et les mycoses qui suivaient chaque antibiotique. J'ai tout lu et tout noté dans un carnet. Depuis 2021, plus une seule cystite. Plus un seul antibiotique. Mon histoire.
Libère, mon sachet du soir
- D-mannose 1 000 mg : il empêche les bactéries de s'accrocher à la paroi de la vessie.
- Noni 400 mg : il apaise l'irritation et soutient les défenses naturelles de la muqueuse.
- Bicarbonate de potassium 195 mg : il réduit l'acidité des urines et les brûlures.
- Magnésium 60 mg : il détend les muscles vésicaux et réduit l'urgence mictionnelle.
Sans cranberry ni agent acidifiant, D-mannose de maïs sans OGM, fabriqué en Italie, vegan.
Cure 1 mois : 49 € · Cure 3 mois : 39 € la boîte, soit 117 € · Cure 6 mois : 34 € la boîte, soit 204 €
Livraison offerte en France et à Monaco. Garantie Boîte Ouverte. Le guide « La méthode Libère » de 87 pages et le carnet de suivi sont inclus.

Questions fréquentes
Peut-on avoir une mycose et une infection urinaire ?
Oui. Si tu te demandes « peut on avoir une mycose et une infection urinaire », sache que c'est fréquent, surtout dans les jours qui suivent un antibiotique. Un test d'urine et un prélèvement vaginal permettent de soigner chacune avec le bon traitement.
Une cystite peut-elle provoquer une mycose ?
Pas la cystite elle-même, plutôt son antibiotique. On lit souvent « une cystite peut elle provoquer une mycose » : c'est l'antibiotique qui vide la flore vaginale et laisse la place au Candida. D'où l'intérêt de prévenir les cystites pour en prendre moins.
Mycose après infection urinaire : est-ce normal ?
C'est fréquent, pas une fatalité. Elle arrive souvent pendant ou juste après l'antibiotique. Parles-en à ton pharmacien : il peut te conseiller un traitement adapté et des probiotiques pour reconstruire ta flore.
Mycose et infection urinaire en même temps : que dire en pharmacie ?
Décris les deux gênes séparément. D'un côté la brûlure en urinant et les envies pressantes, de l'autre les démangeaisons et les pertes. Le pharmacien peut faire un test urinaire au comptoir et t'orienter vers ton médecin pour le prélèvement vaginal.
Le D-mannose peut-il donner une mycose ?
Non. Il ne se transforme pas en glucose et ne nourrit pas le Candida. En réduisant les cystites, il réduit aussi les antibiotiques, qui sont eux une cause fréquente de mycose. Tu trouveras la composition complète sur la page de Libère.
Comment prendre Libère quand on a souvent des mycoses ?
Comme d'habitude : 1 sachet par jour dans 250 ml d'eau, de préférence le soir, 1 h avant le coucher. Prends-le 1 h avant ou 2 h après un repas, puis attends 1 h sans boire, manger ni uriner. Ensuite, va aux toilettes même sans envie. Les jours de rapport, pipi juste après puis un sachet de plus. Compte au moins 3 mois, 6 mois pour être vraiment tranquille. Si tu prends un antifongique, demande à ton pharmacien s'il y a une précaution.
Sources
- Bent S. et al., Does this woman have an acute uncomplicated urinary tract infection?, JAMA, 2002. PubMed
- Xu J. et al., Effect of antibiotics on vulvovaginal candidiasis: a MetroNet study, Journal of the American Board of Family Medicine, 2008. JABFM
- Kranjčec B. et al., D-mannose powder for prophylaxis of recurrent urinary tract infections in women, World Journal of Urology, 2014. Springer
- Haute Autorité de santé, choix et durées d'antibiothérapie : cystite aiguë simple, à risque de complication ou récidivante de la femme, mise à jour 2025. HAS
- Guide « La méthode Libère », Floraé, pages 42 à 46 et 80.
Cet article informe, il ne remplace pas un avis médical. Fièvre, douleur dans le dos, sang dans les urines ou grossesse : consulte ton médecin sans attendre.

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