Par Alice Psaila, fondatrice de Floraé · Mis à jour le 16 octobre 2026
Infection urinaire diarrhée : si tu as tapé ces mots, tu connais sans doute cette double peine. Le ventre qui gargouille, puis deux jours plus tard, la brûlure en faisant pipi. Pendant des années, je n'ai jamais relié les deux. Mon intestin d'un côté, ma vessie de l'autre.
Et pourtant. Chez moi, chaque crise suivait un épisode de transit : une gastro, une semaine bloquée, un antibiotique qui retournait mon ventre. Le jour où je l'ai vu noir sur blanc dans mon carnet, tout a changé.
Une cystite, c'est une infection urinaire de la vessie. Et la bactérie de la plupart des cystites vient de l'intestin. Ce n'est donc pas que la bactérie qui compte : c'est tout le terrain autour, transit compris. Je t'explique pourquoi la diarrhée et la constipation réveillent ta vessie, quand t'inquiéter et ce que je fais au quotidien.
En bref
- Une cystite simple donne rarement la diarrhée. Diarrhée avec fièvre, frissons ou douleur dans le dos : c'est peut-être le rein, médecin le jour même.
- La diarrhée dépose beaucoup de bactéries autour de l'anus, à 2 ou 3 cm de l'urètre.
- La constipation fait stagner les bactéries, appuie sur la vessie et pousse à forcer.
- Mes gestes : laver à l'eau plutôt qu'essuyer, des repas espacés d'environ 4 h, un tabouret aux toilettes et l'échelle de Bristol dans mon carnet.
- Pour la vessie, chaque soir, je prends un sachet de Libère, avec ses deux prébiotiques.
Infection urinaire diarrhée : pourquoi ton ventre s'en mêle
Ton intestin et ta vessie partagent le même bassin, les mêmes bactéries et les mêmes antibiotiques. Quand ton transit se dérègle, ta vessie le sent.
E. coli, la bactérie de la plupart des cystites, vit tranquillement dans ton intestin. Elle n'y est pas une ennemie. Le problème commence quand elle quitte l'intestin pour s'installer autour de l'anus, puis remonter vers l'urètre. Chez la femme, ce petit canal mesure 4 cm. Et 2 à 3 cm seulement le séparent de l'anus.
Mon guide le résume ainsi : le transit, c'est le déclencheur qu'on oublie le plus. Les infections urinaires et diarrhée, la cystite et constipation : ce sont deux faces du même terrain. Un transit qui avance, c'est moins de bactéries qui traînent près de l'urètre.
Est-ce qu'une infection urinaire peut donner la diarrhée ?
Une cystite simple, limitée à la vessie, donne rarement la diarrhée. En revanche, une infection qui remonte au rein peut s'accompagner de nausées, de vomissements et de diarrhée, avec de la fièvre.
Tu as peut-être tapé « est ce que une infection urinaire peut donner la diarrhée », « est ce qu une infection urinaire peut donner la diarrhée » ou « une infection urinaire peut elle donner la diarrhée ». La réponse dépend de l'endroit où se joue l'infection.
Quand elle reste dans la vessie, la cystite brûle, presse et pèse sur le bas-ventre. Quand elle remonte au rein, on parle de pyélonéphrite. L'Assurance Maladie cite alors une fièvre au-dessus de 38,5 °C, des frissons, une douleur d'un seul côté du dos et des « désordres digestifs avec nausées, vomissements, diarrhée, ballonnements » (Ameli, 2025).
Peut-on avoir la diarrhée avec une infection urinaire sans que ce soit le rein ? Oui. Souvent, c'est l'antibiotique qui retourne l'intestin. Parfois, c'est l'inverse : une gastro qui précède la cystite. Et parfois, c'est simplement un ventre sensible qui réagit en même temps. Tu as peut-être cherché « peut on avoir la diarrhée avec une infection urinaire » : regarde surtout s'il y a de la fièvre.
Cette envie de faire caca qui accompagne la crise a aussi une explication : la vessie et le rectum sont voisins et partagent le même plancher pelvien. Je le détaille dans mon article sur les envies fréquentes pendant une infection.
Cystite et diarrhée en même temps : protéger ta vessie
Pendant une diarrhée, les bactéries de l'intestin se retrouvent en grand nombre tout près de l'urètre. Laver à l'eau plutôt qu'essuyer est le geste qui change tout.
La diarrhée dépose une grande quantité de bactéries autour de l'anus. Le papier toilette, même manié avec soin, ne les retire pas toutes. Et les passages répétés irritent la peau, qui devient une porte d'entrée de plus.
Mon réflexe : un rinçage à l'eau tiède d'avant en arrière, puis je tamponne avec une serviette douce, sans frotter. Je bois de l'eau plate tout au long de la journée, car la diarrhée vide les réserves et une urine concentrée brûle davantage. Et je vais faire pipi régulièrement, sans me retenir.
Tu as peut-être tapé « diarrhée et infection urinaire femme » ou « cystite et diarrhée ». Si la diarrhée dure plus de deux ou trois jours, si tu as de la fièvre ou du sang dans les selles, va voir ton pharmacien ou ton médecin.
Pourquoi la constipation favorise les cystites ?
La constipation favorise les cystites de trois façons : les selles stagnent et les bactéries se multiplient, l'intestin plein appuie sur la vessie qui se vide moins bien. Et pousser fort crispe tout le bassin.
Tu as peut-être cherché « est ce que la constipation peut provoquer des infections urinaires » ou le lien entre constipation et cystite. La constipation ne fabrique pas de bactéries. Mais elle leur offre du temps et de la place.
Quand le contenu de l'intestin ralentit, la flore se déséquilibre et les bactéries se multiplient. Elles se retrouvent plus nombreuses autour de l'anus. En parallèle, le côlon plein presse sur la vessie, juste à côté. Il reste alors un fond d'urine après chaque pipi, un petit bassin tranquille où les bactéries prennent leurs aises.
Reste la poussée. Forcer aux toilettes tend le plancher pelvien, ce hamac de muscles qui soutient la vessie et l'intestin. Un bassin crispé finit par imiter une cystite, avec ses brûlures et ses envies pressantes. Tu as peut-être tapé « infection urinaire et constipation femme » : c'est souvent ce trio qui se cache derrière.
Infection urinaire gaz intestinaux et ventre sensible : le cercle
Ballonnements, gaz, transit qui alterne : un ventre sensible traduit souvent une flore intestinale déséquilibrée. Elle fait baisser les défenses de toute la zone. Chaque antibiotique l'abîme un peu plus.
Mon guide le décrit comme un cercle. Une cystite, un antibiotique. L'antibiotique ne fait pas le tri et vide aussi la flore de l'intestin. Les défenses baissent. Une nouvelle cystite arrive. J'explique pourquoi dans mon article sur l'antibiotique et la cystite.
Chez moi, le cercle avait une pièce de plus. Des reflux, donc des anti-acides au long cours. Or l'acidité de l'estomac sert de barrière contre les bactéries. À force, des bactéries du côlon sont remontées dans l'intestin grêle : un SIBO, une prolifération qui fait gonfler le ventre après chaque repas. Tant que mon intestin n'allait pas bien, ma vessie ne pouvait pas aller bien.
Infection urinaire et troubles intestinaux vont donc souvent ensemble. Si ton ventre gonfle vite après les repas, si tu as du reflux ou un transit capricieux depuis des mois, parles-en à un gastro-entérologue. N'arrête jamais un traitement seule. Et si c'est surtout ton bas-ventre qui gonfle pendant la crise, j'en parle dans mon article sur le ventre gonflé.
Vers intestinaux et infection urinaire : y penser
Des démangeaisons anales, surtout le soir, font gratter. Et se gratter ramène des germes vers l'avant. Chez l'adulte aussi, de petits vers intestinaux peuvent en être la cause. Si tu reconnais ces démangeaisons, parles-en à ton médecin : c'est simple à vérifier.
Constipation et infection urinaire chez la femme : relancer ton transit
Pour relancer ton transit, respecte son rythme : des repas espacés d'environ 4 heures sans grignoter, des fibres, de l'eau, de la marche et un tabouret aux toilettes.
Ton intestin travaille par vagues. Après un repas, les grandes vagues font avancer le contenu pendant environ 2 heures. Puis de petites vagues prennent le relais pendant 2 à 3 heures : elles balaient les restes et les bactéries en trop. Chaque grignotage relance les grandes vagues et interrompt ce ménage.
D'où ma règle : des repas à heures fixes, par exemple 8 h, 12 h, 16 h et 20 h, rien entre les deux. Chaque bouchée bien mâchée, sans écran. De l'eau entre les repas plutôt que de grands volumes à table.
Côté assiette, des fibres : légumes, fruits doux, céréales complètes. De l'eau répartie dans la journée, 1,5 à 2 litres. De la marche chaque jour. Aux toilettes, un petit tabouret sous les pieds aide à évacuer sans pousser. Et les laxatifs, pas au long cours : utilisés longtemps, ils perturbent le transit et la flore. Demande conseil à ton pharmacien.
Ces mesures font d'ailleurs partie des conseils sans antibiotique de la Haute Autorité de santé pour les cystites qui reviennent : boire, uriner régulièrement et corriger les troubles du transit (HAS, 2025).
Ce que disent les études
Quand on soulage la constipation, la vessie va souvent mieux. Et pour la prévention des récidives, le D-mannose dispose d'un essai de référence encourageant.
Dans une étude israélienne, 52 personnes âgées constipées ont vu leur transit pris en charge pendant quatre mois. Le nombre de patients avec des bactéries dans les urines est passé de 17 à 5. Les envies pressantes ont reculé (de 34 à 16 personnes), les brûlures aussi (de 17 à 6). Le fond d'urine restant dans la vessie a fondu de 85 à 30 ml (Charach et al., Gerontology, 2001). Ce n'étaient pas de jeunes femmes, mais le mécanisme est le même.
Pour le D-mannose, l'essai de référence a suivi 308 femmes sujettes aux cystites pendant six mois. Sous D-mannose en poudre, 14,6 % ont refait une cystite, contre 60,8 % sans prévention et 20,4 % sous antibiotique en prévention (Kranjčec et al., World Journal of Urology, 2014). D'autres essais ont suivi, avec des résultats qui varient selon les profils, les doses et la durée.
Libère et ton transit : 1 g, deux prébiotiques et le soir
Le D-mannose ne tue aucune bactérie : il leurre E. coli pour qu'elle ne s'accroche pas à ta vessie. Il ne touche donc pas ta flore intestinale. Dans Libère, je l'ai associé à deux prébiotiques.
Le D-mannose est un petit sucre que ton corps transforme très peu. Il passe dans le sang, est filtré par les reins et arrive intact dans la vessie. Là, les crochets d'E. coli s'y fixent au lieu de s'agripper à ta paroi. Au pipi suivant, tout repart.
Comme il n'est pas digéré, il attire un peu d'eau dans l'intestin. Les premiers jours, quelques gaz ou des selles plus molles sont possibles, puis le corps s'habitue. C'est pour ça que chaque sachet contient 1 g, la dose utile, à prendre loin des repas avec un grand verre d'eau peu minéralisée.
J'ai aussi pensé à ton ventre dans ma formule. Chaque sachet de Libère contient 660 mg d'isomalt et 200 mg d'inuline, deux prébiotiques. Un prébiotique, c'est la nourriture des bonnes bactéries : il les aide à perdurer, à grandir et à recoloniser la flore. Si tu fais aussi une cure de probiotiques, les deux travaillent dans le même sens, comme je l'explique dans mon article sur les probiotiques.
Mon protocole : un sachet de Libère dans 250 ml d'eau, de préférence le soir une heure avant le coucher, une heure avant ou deux heures après un repas. Puis une heure sans boire, manger ni uriner. Ensuite, les toilettes même sans envie. Les jours de rapport, pipi juste après puis un sachet de plus, même si celui du jour est déjà pris. Au moins 3 mois, 6 mois pour être vraiment tranquille.
Pour une crise installée, c'est ton médecin ou ton pharmacien qui prend le relais.
Cystite constipation : dans ton carnet de suivi
Ton carnet a une ligne « Transit » chaque jour, notée avec l'échelle de Bristol : de 1 pour des petites billes dures à 7 pour un transit liquide. L'idéal, c'est 3 ou 4. Dans la vue du mois, la lettre T marque les jours de transit difficile. À la moindre gêne, remplis ton journal de crise et regarde les 72 heures d'avant. Beaucoup de femmes découvrent ainsi que leurs crises suivent un épisode de constipation ou de diarrhée.
Qui suis-je ?
Je m'appelle Alice Psaila. Pendant deux ans, j'ai enchaîné les cystites, les antibiotiques, les reflux et les anti-acides, sans voir que mon ventre et ma vessie se parlaient. C'est en notant tout dans un carnet, transit compris, que j'ai compris. Depuis 2021, plus une seule cystite. Plus un seul antibiotique. J'ai créé Floraé pour partager ce qui m'a aidée, en toute transparence : je suis la fondatrice de Libère. Mon histoire est ici.
Libère, mon rituel du soir pour ne plus vivre au rythme des crises
- D-mannose 1 000 mg : il empêche les bactéries de s'accrocher à la paroi de la vessie.
- Noni 400 mg : il apaise l'irritation et soutient les défenses naturelles de la muqueuse.
- Bicarbonate de potassium 195 mg : il réduit l'acidité des urines et les brûlures.
- Magnésium 60 mg : il détend les muscles vésicaux et réduit l'urgence mictionnelle.
Plus de l'isomalt et de l'inuline, deux prébiotiques. Sans cranberry ni agent acidifiant, vegan, sans gluten ni lactose. D-mannose de maïs sans OGM, fabriqué en Italie.
Cure 1 mois : 49 € (1,63 € par jour).
Cure 3 mois : 39 € la boîte, soit 117 € (1,30 € par jour).
Cure 6 mois : 34 € la boîte, soit 204 € (1,13 € par jour).
Livraison offerte en France et à Monaco. Garantie Boîte Ouverte. Le guide « La méthode Libère » de 87 pages et le carnet de suivi sont inclus.

Questions fréquentes
Peut-on avoir la diarrhée avec une infection urinaire ?
Oui, mais une cystite simple en donne rarement. Le plus souvent, c'est l'antibiotique, une gastro ou un ventre sensible. Avec de la fièvre, des frissons ou une douleur dans le dos, pense au rein et consulte le jour même.
Est-ce que la constipation peut provoquer des infections urinaires ?
Elle ne les provoque pas seule, mais elle prépare le terrain : bactéries qui stagnent, vessie qui se vide moins bien, bassin crispé. Un transit régulier retire un domino de la file.
Pourquoi la constipation favorise les infections urinaires ?
Parce que le côlon plein appuie sur la vessie, qui garde un fond d'urine. Les bactéries de l'intestin, plus nombreuses, se retrouvent près de l'urètre. Et pousser fort tend le plancher pelvien.
Cystite diarrhée nausée : quand s'inquiéter ?
Quand les nausées et la diarrhée s'accompagnent de fièvre, de frissons ou d'une douleur d'un côté du dos. Ce sont les signes d'une infection du rein : médecin le jour même. La nuit et le week-end, les urgences.
Le D-mannose donne-t-il la diarrhée ?
Il attire un peu d'eau dans l'intestin. Les premiers jours, quelques gaz ou des selles plus molles sont possibles, puis le corps s'habitue. Une dose d'1 g par prise, dans 250 ml d'eau et loin des repas, limite cet effet.
Puis-je prendre Libère quand mon transit est capricieux ?
Oui. Prends ton sachet le soir dans un grand verre d'eau, loin des repas. Note ton transit dans ton carnet. Si tu as une maladie de l'intestin ou un suivi médical en cours, demande l'avis de ton médecin ou de ton pharmacien avant de commencer Libère.
Sources
- Assurance Maladie, Pyélonéphrite : symptômes et diagnostic, 2025.
- Haute Autorité de santé, Choix et durées d'antibiothérapie : cystite aiguë simple, à risque de complication ou récidivante de la femme, mise à jour 2025.
- Charach G. et al., Alleviating constipation in the elderly improves lower urinary tract symptoms, Gerontology, 2001.
- Kranjčec B., Papeš D., Altarac S., D-mannose powder for prophylaxis of recurrent urinary tract infections in women, World Journal of Urology, 2014.
Guide « La méthode Libère », Floraé, pages 7, 24, 47 à 52.
Cet article informe et ne remplace pas l'avis de ton médecin ou de ton pharmacien. Fièvre, douleur dans le dos d'un côté, sang dans les urines ou grossesse : consulte le jour même.

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